La CFDT fait un rapport sur la dernière négociation à propos des retraites complémentaires

Cet article a été initialement publié sur le site du syndicat CFDT.

 

La sixième rencontre, vendredi 16 octobre, a permis d’aboutir à un projet d’accord. La CGT et FO claquent la porte et refusent toute mesure. Les négociateurs CFDT, CFTC et CFE-CGC portent un avis positif sur un texte négocié de haute lutte. 

Après six rencontres, les partenaires sociaux sont parvenus à se mettre d’accord lors de la négociation sur l’Arrco et l’Agirc vendredi 16 octobre. Une dernière rencontre aura lieu le 30 octobre pour préciser le texte soumis à signature, mais l’équilibre général est à présent connu. La CGT et FO ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne signeraient pas. Les négociateurs CFDT, CFTC et CFE-CGC ont en revanche indiqué qu’ils seraient au rendez-vous le 30, montrant ainsi qu’ils portaient une appréciation favorable sur ce projet d’accord. 

Détail des proposition et commentaires de Laurent Berger : 

Après six rencontres, les partenaires sociaux sont parvenus à se mettre d’accord lors de la négociation sur l’Arrco et l’Agirc vendredi 16 octobre. Une dernière rencontre aura lieu le 30 octobre pour préciser le texte soumis à signature, mais l’équilibre général est à présent connu (lire encadré). La CGT et FO ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne signeraient pas. Les négociateurs CFDT, CFTC et CFE-CGC ont en revanche indiqué qu’ils seraient au rendez-vous le 30, montrant ainsi qu’ils portaient une appréciation favorable sur ce projet d’accord.  

 » Cette négociation a été très longue et très difficile, mais j’ai le sentiment que nous sommes parvenus à trouver un terrain d’entente, résume le négociateur CFDT Jean-Louis Malys. Nous savions qu’il fallait faire des efforts pour améliorer la situation financière des régimes, mais que ces efforts, pour être acceptables, devaient être justes et partagés entre les entreprises, les actifs et les retraités. » 

Concrètement, les mesures proposées dans le projet d’accord permettent de réaliser aux alentours de 6 milliards d’économies par an à partir de 2019 (l’objectif patronal initial était de 8 milliards). Ces économies proviennent notamment de la désindexation des pensions (2 milliards), d’une hausse des ressources (1,8 milliards) et de la contribution de solidarité qui permettrait d’économiser autour de 500 millions. A cela s’ajoute une série de mesures techniques. 

 

« C’est un accord courageux car il s’attaque au problème structurel des régimes en posant les bases d’un nouveau régime unifié et au problème financier afin que les jeunes générations puissent continuer à bénéficier d’un haut niveau de retraite complémentaire, ajoute Jean-Louis Malys. C’est notre responsabilité de penser aussi à ceux qui commencent aujourd’hui à travailler. Ils ne doivent pas douter un seul instant qu’ils pourront à leur tour profiter d’une pension le moment venu. » 

Les négociateurs ont pu obtenir, en toute fin de négociation et de haute lutte, que le patronat s’engage à aborder l’emploi des seniors lors de la prochaine négociation de l’assurance chômage. « Les employeurs ne peuvent pas d’un côté exiger des salariés qu’ils travaillent plus longtemps, tout en organisant dans l’entreprise leur départ à 55 ans, s’emporte Jean-Louis Malys. Ils doivent prendre leurs responsabilités et nous reviendrons à la charge tant que nous n’aurons pas de réponse satisfaisante. »  

Le projet d’accord entérine le principe d’une contribution en cas de licenciement ou de rupture conventionnelle d’un senior 

 

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