La branche de la retraite et prévoyance tente de se relancer à (trop) peu de frais

Il y a quelques semaines à peine, BI&T évoquait les incertitudes qui planent sur l’avenir de la branche des institutions de retraite et de prévoyance. Faisant feu de tout bois, les partenaires sociaux tentent de relancer la dynamique conventionnelle. Hélas, les moyens mis sur la table semblent bien insuffisants pour atteindre l’objectif qu’ils se sont fixés. 

Une négociation salariale mal partie

La négociation annuelle sur les « rémunérations mensuelles minimales garanties » (RMMG) vient de s’ouvrir dans la branche. Après trois années sans accord salaires, les syndicats de salariés sont particulièrement remontés. Ils estiment que les personnels soumis à rude épreuve par les réorganisations permanentes des institutions, ainsi que par la mise en place de l’ANI de 2013, doivent être récompensés en monnaie sonnante et trébuchante. Afin d’accréditer cette revendication, la CFDT, première organisation syndicale de la branche, assure qu’une hausse des salaires est compatible avec les économies de gestion que l’AGIRC-ARRCO exige des GPS : « en 2015, c’est plus de 200 millions d’euros qui ont été réalisés sur les 300 millions escomptés du plan 2018 ! » 

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