Les institutions de retraite complémentaire et de prévoyance (IRC) sont si souvent évoquées à titre individuel que l’on en oublierait presque qu’elles forment une branche professionnelle. L’avenir de cette branche, qui regroupe au total plus de 30000 salariés, apparaît aujourd’hui pour le moins incertain, tant les contraintes qui pèsent sur les IRC vont à l’encontre de leur action collective.
Une activité conventionnelle toute relative
Au niveau de la branche des IRC, le dialogue social peut, certes, sembler dynamique. Les partenaires sociaux se retrouvent en effet régulièrement afin d’échanger autour de divers sujets. Ainsi, en 2016, ils ont signé un accord relatif à la formation professionnelle et ont beaucoup discuté de « qualité de vie au travail ». En ce début d’année 2017, ils vont évoquer le sujet des salaires. A y regarder d’un peu plus près, force est pourtant de constater que le partenariat social est bien moins fructueux qu’il n’y paraît. Se contentant d’un rythme de croisière d’à peine un accord signé par an depuis 2014 et, surtout, n’ayant signé aucun accord salaire depuis 2013, le moins que l’on puisse dire, c’est que la branche ne compte pas parmi les plus actives du pays.