La boulangerie industrielle constitue une branche d’activité de taille moyenne où le dialogue social se révèle être assez fructueux. Un détour par cette branche nous fournit notamment l’occasion de revenir sur le débat des clauses de désignation en matière de protection sociale complémentaire.
Négociations salariales en temps de crise
A première vue, les relations sociales dans la boulangerie industrielle peuvent apparaître quelque peu difficiles. En 2014, aucun accord sur les revalorisations salariales minimales de branche n’a été signé. La proposition des employeurs, représentés par la FEBPF, tournait aux alentours de 1,5 % d’augmentation : les organisations syndicales ont jugé que c’était insuffisant. La CGT (représentant 32.2 % des salariés de la branche) et la FGTA-FO (31 %) n’ayant pas voulu s’engager, la CFDT (22,7 %) les a suivies.