En plein dans la tempête homéopathie, les ventes du géant Boiron s’effondrent

Les questionnements actuels sur l’homéopathie et son possible déremboursement font leur première victime. Le laboratoire Boiron voit, depuis début 2018, ses ventes s’effondrer.  

 

La tempête homéopathie qui souffle actuellement en France fait déjà des dégâts et c’est des plus grands laboratoires français qui en paie les premiers pots cassés. 

Installé à Lyon, une importante partie de l’activité de Boiron concerne l’homéopathie. Et les polémiques actuelles font que le groupe voit ses résultats s’effondrer. Et l’épée de Damoclès que représente un possible futur déremboursement par la Sécurité Sociale pourrait sonner le glas de l’activité. 

Un grand dans la mécanique

Dans son communiqué sur ses résultats du 3e trimestre 2018, le laboratoire confesse que son chiffre d’affaires est en recul de 4,9% par rapport à 2017, à 155,8 millions d’euros. Une baisse constante sur l’année puisqu’il était déjà en baisse de 0,5% au premier trimestre puis 2,6% au second trimestre. 

Une baisse que le groupe explique situer en Europe et plus particulièrement en France et en Italie. Dans l’hexagone, le taux de ventes trimestrielles a baissé de 4,4%. Mieux, les ventes en France ont globalement baissé de 7,1% sur l’année alors qu’elles diminuaient de 10,3% dans l’Europe. 

Difficile de ne pas mettre ces régressions sur le dos des débats liés à la condition de l’homéopathie. Entre les tribunes, les convocations diverses, les attaques par médias interposés et les prises de position pas vraiment claires aussi bien des plus hautes instances médicales que du ministère de la Santé, c’est un fort sentiment de défiance qui fait son arrivée en France. 

Comme le rappelaient nos confrères de Lyon Capital, « en 2017, les Français ont dépensé 620 millions d’euros dans des produits homéopathiques, dont 340 millions sur prescriptions médicales.«  

De même, Christian Boiron, emblématique directeur général du laboratoire du même nom, a annoncé qu’il quitterait ses fonctions le 1er janvier 2019. Un départ que l’intéressé n’a pas souhaité commenter, ni expliquer.  

Sale temps pour l’homéopathie. 

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