La publicité forme une branche d’activité relativement importante, qui emploie près de 77000 salariés. Les représentants des employeurs et ceux des salariés y entretiennent des relations plutôt correctes mais ils ont bien des difficultés à en profiter pour signer des accords. Plusieurs sujets essentiels reviennent ainsi sans cesse sur la table des négociations, en vain.
Un partenariat social complexe mais maintenu
Dans l’imaginaire collectif, le secteur de la publicité renvoie à la Rolex du fils de pub, aux milliards de Publicis ou aux machines à cash de type Bygmalion. Dans la réalité, il englobe de nombreux métiers : de la communication à l’affichage, en passant par l’édition d’annuaires, dont les situations économiques et sociales sont très contrastées. Un fossé sépare les agences de communication, qui embauchent la grande majorité des cadres de la branche, proposent des salaires moyens supérieurs à 3500 euros et bénéficient à plein de l’essor de l’économie numérique, et les entreprises d’affichage, dont les effectifs comptent surtout des ouvriers et employés, rémunérés aux alentours de 1700 euros par mois et dont l’activité est bouleversée par le recul de la publicité sur papier.