L’imposante branche des services de l’automobile – elle regroupe près de 425 000 salariés – se caractérise depuis longtemps par la vitalité de son dialogue social et de ses institutions paritaires. Si les récentes réformes du Code du Travail n’ont pas été tendres avec les branches, il apparaît pourtant que les services de l’automobile devraient, au moins en partie, réussir à tirer leur épingle du jeu.
Le dialogue social en redéfinition
Actuellement, les partenaires sociaux de la branche discutent notamment de la redéfinition des conditions du dialogue social dans la profession. « Nous mettons en oeuvre les réformes du Code du Travail, en particulier sur les ordonnances » précise un représentant des salariés. Par exemple, les partenaires sociaux prennent acte de la fusion des instances de représentations du personnel au niveau des entreprises. Ils intègrent également au socle conventionnel les nouvelles dispositions relatives aux carrières des représentants syndicaux. D’après notre interlocteur, ces débats sur le statut et les moyens du dialogue social sont l’occasion d’un toilettage de la CCN : « Nous en profitons pour remettre à jour la convention collective, qui comprenait de vieilles dispositions désormais totalement inadaptées ».