Comme le savent nos lecteurs, le régime prévoyance des bureaux d’études, dont Malakoff Médéric est l’assureur de référence, est structurellement déficitaire – voir notamment ici. Depuis quelques mois, les partenaires sociaux semblent décidés à se saisir du sujet – qui, il est vrai, mérite de l’être.
Ainsi, lors de la réunion paritaire qui s’est tenue fin septembre, ils ont de nouveau évoqué le sujet. Dans l’immédiat, les deux chambres patronales ont préféré obtenir de plus amples informations quant à la situation exacte du régime, notamment en termes de sinistralité par risque et par taille d’entreprise. Ils ont en outre annoncé la tenue d’un journée de formation concernant l’enjeu de la prévoyance. Certains représentants des salariés ont pu s’irriter de cette manière de temporiser.
Dans la branche, tout le monde est bien conscient que des décisions douloureuses vont devoir être prises. Du point de vue des représentants patronaux, la diminution des garanties est la solution, une hausse des cotisations n’étant pas envisageable. Les représentants des salariés soulignent pourtant que l’équilibre comptable du régime prévoyance s’est détérioré en partie du fait d’une utilisation dévoyée du 1,5 % pour la prévoyance des cadres, en l’occurrence partiellement mobilisé pour financer les frais de santé. Mais rien n’y fait : le désaccord entre les deux collèges demeure.