De nouvelles dispositions pour encadrer la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation

Deux décrets relatifs à la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation sont parus au Journal officiel du 22 mai 2016. Le premier concerne l’organisation de la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salarié, le second vise les conditions d’accès à la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation. 

 

Modification de l’organisation du statut d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salarié

Le décret 2016-651 du 20 mai 2016 modifie les règles applicables aux avocats au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salariés et il fixe les conditions de leur nomination et de leur entrée en fonctions. Le texte commence par rappeler que les avocats salariés sont d’abord soumis aux mêmes règles déontologiques et disciplinaires que les avocats non salariés. Le décret détaille avec soin toutes les dispositions relatives à l’exercice de la profession : concernant le contrat de travail, il est précisé qu’il ne peut comporter « aucune clause susceptible de limiter la liberté d’établissement ultérieure du salarié ou de porter atteinte à son indépendance ». 

C’est le garde des sceaux lui-même qui nomme, par arrêté, l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salarié. Le décret détaille également les modalités de cessation des fonctions en cas de rupture du contrat de travail et de règlement des litiges nés lors du contrat de travail ou de la convention de rupture de l’homologation ou du refus d’homologation de cette convention. Le texte prévoit notamment que l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salarié voit ses fonctions suspendues à compter de la rupture de son contrat de travail. Pendant 1 an à compter du début de la suspension, l’intéressé peut tout à fait reprendre des fonctions d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation salarié s’il dépose une déclaration et une copie de son nouveau contrat de travail. 

 

L’élargissement de l’accès à la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation issu de la loi Macron

En application de la loi Macron, le décret 2016-652 du 20 mai 2016 vient modifier les conditions d’accès à la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation ainsi que les conditions de nomination dans un office. 

L’objectif affiché par la loi est d’améliorer l’accès aux offices d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation : ceci afin d’accroître le nombre de ces offices. 

Le décret permet ainsi d’élargir les voies d’accès à la profession d’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation et permet aussi au garde de sceaux de nommer un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation dans un office vacant après avoir procédé à un appel à manifestation d’intérêt dans des conditions strictement définies. 

Le texte termine par rappeler que toute demande formée avant sa date d’entrée en vigueur demeure régie par les dispositions applicables avant cette date. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM revient sur l'impact de la généralisation de la complémentaire santé

Lancer la vidéo

Piratage d'Almerys : Nathalie Goulet interroge Stéphanie Rist

You May Also Like

L’Ircantec victime potentielle du piratage de ses données

Le site spécialisé FrenchBreaches alerte sur un potentiel piratage de l'Ircantec (le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques). Le cybercriminel qui revendique le piratage affirme détenir les données personnelles de plus de 450 000 personnes liées à l'organisme. ...

[MàJ] La surtaxe sur les OCAM à nouveau supprimée en séance publique

Article mis à jour le 23/10/2026 à 15h43 Après avoir été supprimée en commission, puis rétablie pour la séance publique à l'Assemblée, voilà que la surtaxe sur les organismes complémentaires d'assurance maladie (OCAM) est une fois de plus supprimée dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027 (PLFSS 2027). Plusieurs amendements de suppression de l'article...

Avis d’extension d’un avenant à la CCN de l’industrie de la fabrication des ciments

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 23 octobre 2026, les dispositions de l’avenant du 20 septembre 2026 relatif à la négociation des dispositions relatives à la santé, la sécurité et les conditions de travail, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de l’industrie de la fabrication des ciments (...

Avis d’extension d’un avenant de prévoyance et frais de santé dans la CCN de la pharmacie d’officine

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 23 octobre 2026, les dispositions de l’avenant du 7 septembre 2026 relatif aux régimes de prévoyance et régimes de frais de soins de santé, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la pharmacie d’officine du 3 décembre 1997 (IDCC 1996). ...