Engagée depuis plus de deux ans dans la négociation d’un dispositif conventionnel unifié au niveau national, la métallurgie vient difficilement à bout des discussions relatives au temps de travail et à l’organisation du travail – discussions qui ont démarré en début d’année.
En application du principe selon lequel des sujets de discussion différents sont abordés en parallèle, les représentants de la métallurgie viennent de se lancer dans une négociation relative à la protection sociale. Dans le domaine des frais de santé, les syndicats de salariés ne veulent plus d’une procédure de référencement unilatéral de la part de l’UIMM : ils entendent obtenir une négociation en bonne et due forme d’un accord solidaire. Dans le domaine de la prévoyance, la CFDT précise que les échanges pourraient être un peu plus complexes, dans la mesure où ils ne partiront pas de rien. Il existe en effet cinquante régimes territoriaux – pour près de 80 conventions collectives locales – qui vont nécessairement devoir évoluer. Espérons pour les négociateurs que leurs réunions, qui ont lieu tous les quinze jours, leur permettront de s’accorder plus rapidement qu’au sujet de l’organisation et du temps de travail.
Par ailleurs, toujours d’après la CFDT, dans les mois qui viennent, les représentants patronaux et salariaux de la métallurgie en viendront en outre à négocier sur d’autres thèmes importants : relations individuelles de travail, formation professionnelle et rémunérations.