Il y a quelques semaines, nous faisions état de la promesse faite à l’aide à domicile par ses assureurs prévoyance – pour mémoire : l’AG2R, Malakoff Humanis, Mutex – au sujet du maintien de salaire en cas de garde d’enfants ou pour les salariés à risques.
Après plusieurs semaines d’incertitudes, les partenaires de la branche avaient finalement accepté de prendre en charge, aux conditions contractuelles des prises en charge prévoyance – soit : avec une franchise de trois jours et pour les salariés ayant six mois au moins d’ancienneté – l’indemnisation de certains arrêts de travail liés à la crise sanitaire de la Covid-19 et qui n’entraient pas nécessairement dans le cadre du régime de branche. Il s’agissait des arrêts pour garde d’enfants – pour la période du 17 mars au 30 avril, sans limite d’âge pour les enfants handicapés et de moins de 16 ans pour les autres – ou pour l’isolement subi par les salariés non malades mais présentant un « risque élevé » ou vivant avec une personne à risque.
Hélas pour les représentants de l’aide à domicile, d’après nos informations, dans les faits, le dossier n’avance pas aussi vite qu’il le devrait. Lors de la dernière réunion paritaire de la branche, qui a eu lieu début juin, ils ont ainsi dû déplorer l’absence de réception d’une confirmation écrite du geste promis par les assureurs. Plus problématique, de nombreux employeurs de la branche ne réussiraient pas, dans les faits, à obtenir les prises en charge évoquées dans l’accord informel entre la branche et ses partenaires. Gageons que la prochaine réunion paritaire de l’aide à domicile sera l’occasion pour ses partenaires sociaux d’apprendre que les choses évoluent dans le bon sens dans ce domaine.