La négociation complémentaire santé des bureaux d’études techniques et sociétés de conseil fait partie des dossiers à suivre en cette rentrée 2015. Alors que les posultants à l’appel d’offres lancé dans la branche avaient jusqu’à fin août pour répondre aux cahiers des charges, BI&T fait le point sur l’état d’avancement des discussions.
Des désaccords de fond divisent toujours les partenaires sociaux. La proposition patronale actuelle peut se résumer ainsi : régime destiné aux salariés et éventuellement aux enfants à charge, entrée du salarié dans le régime à la fin de sa période probatoire et enfin clé de répartition à 50-50. Alors que la CFDT (33,5 %) a signifié qu’elle était prête à s’accorder avec le Syntec et le Cinov, la CFE-CGC (20,5 %) et la CGT (19,5 %) ont prévenu qu’elles risquaient fort de s’opposer à un tel accord. L’attitude de la CFTC (15 %) et de FO (11.5 %) fait donc l’objet de nombreuses interrogations. Si l’une de ces deux organisations avait l’idée de s’associer à la CGT et à la CFE-CGC, l’accord de branche serait nul et non avenu.
Selon M. Ecollan, négociateur CFTC, son organisation a plusieurs exigences. Les salariés doivent être intégrés au régime dès leur entrée dans l’entreprise et leur conjoint non couvert par un régime collectif, ainsi que leurs enfants non à charge (dans le cas de familles recomposées) doivent être pris en compte. Enfin, M. Ecollan évoque une clé de répartition à 60-40 : « C’est un minimum, qui peut certes être discuté en fonction du périmètre du régime ». Notre interlocuteur conclut : « Avec ces revendications, on parle d’un panier à 35-36 euros. C’est tout de même faisable dans une branche comme la nôtre ». Le Syntec et le Cinov sont prévenus !