Le feuilleton de la complémentaire santé est loin d’être terminé dans la branche des bureaux d’études techniques et des cabinets de conseil. Alors qu’aux dernières nouvelles, les négociations étaient au point mort et que les syndicats craignaient même qu’aucun accord n’ait lieu, un rebondissement a eu lieu lors de la dernière commission paritaire nationale, qui s’est tenue fin mai.
Les deux organisations patronales, le Syntec et le Cinov, ont proposé un régime qui ne concernerait pas les conjoints de salariés éventuellement intéressés par une couverture, qui ne créerait pas de fonds d’action sociale mutualisé et qui ne reposerait pas sur la recommandation d’un seul assureur. Autant d’éléments auxquels tenaient pourtant les organisations syndicales de la branche. Seule la CFDT – représentant un tiers des salariés – a fait savoir qu’elle était prête à signer, mais pas dans l’immédiat. Les quatre autres organisations se sont montrées bien plus réservées, la CGT et la CFE-CGC – totalisant à elles deux près de 40 % des voix – ayant même fait savoir qu’elles s’opposeraient à l’accord. Ambiance !
Faisant comme si de rien n’était, les représentants des employeurs ont décidé de l’élaboration d’un cahier des charges pour le régime, préalable au lancement d’un appel d’offres. Un actuaire accompagne le processus. En agissant ainsi, ils posent les jalons d’une mutuelle de branche plutôt minimaliste tout en se prémunissant contre les accusations d’inaction proférées par les syndicats de salariés. Décidément, les conseilleurs ne sont pas toujours les meilleurs payeurs…