Complémentaire santé dans la branche des bureaux d’études techniques et des cabinets de conseil

Le feuilleton de la complémentaire santé est loin d’être terminé dans la branche des bureaux d’études techniques et des cabinets de conseil. Alors qu’aux dernières nouvelles, les négociations étaient au point mort et que les syndicats craignaient même qu’aucun accord n’ait lieu, un rebondissement a eu lieu lors de la dernière commission paritaire nationale, qui s’est tenue fin mai. 

Les deux organisations patronales, le Syntec et le Cinov, ont proposé un régime qui ne concernerait pas les conjoints de salariés éventuellement intéressés par une couverture, qui ne créerait pas de fonds d’action sociale mutualisé et qui ne reposerait pas sur la recommandation d’un seul assureur. Autant d’éléments auxquels tenaient pourtant les organisations syndicales de la branche. Seule la CFDT – représentant un tiers des salariés – a fait savoir qu’elle était prête à signer, mais pas dans l’immédiat. Les quatre autres organisations se sont montrées bien plus réservées, la CGT et la CFE-CGC – totalisant à elles deux près de 40 % des voix – ayant même fait savoir qu’elles s’opposeraient à l’accord. Ambiance ! 

Faisant comme si de rien n’était, les représentants des employeurs ont décidé de l’élaboration d’un cahier des charges pour le régime, préalable au lancement d’un appel d’offres. Un actuaire accompagne le processus. En agissant ainsi, ils posent les jalons d’une mutuelle de branche plutôt minimaliste tout en se prémunissant contre les accusations d’inaction proférées par les syndicats de salariés. Décidément, les conseilleurs ne sont pas toujours les meilleurs payeurs… 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #1 : Les accords santé face aux fusions de CCN

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

You May Also Like

La résiliation facilitée en prévoyance finalement exclue de la loi de simplification

Le projet de loi de simplification de la vie économique dont l'examen a débuté en avril 2024 (heureusement que la procédure accélérée a été enclenchée !) vient d'aboutir à un accord en commission mixte paritaire (CMP). On constate que le députés et sénateurs ont décidé de supprimer la résiliation facilitée en prévoyance. Cette résiliation avait été ajoutée à l'Assemblée nationale à l'initiative de députés UDR (...
Lire plus

Gel des tarifs : la FIPS (ex-CTIP) à l’offensive

Le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP) officialisait hier sa transformation en Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS). A cette occasion, l'organisation représentative a annoncé un changement de braquet dans sa défense des intérêts des institutions paritaires. La contestation du gel des tarifs de complémentaire santé fait notamment partie des premières...
Lire plus

Tarifs santé : Que Choisir espère toujours une Grande Sécu salvatrice

Comme chaque année l'association de consommateurs UFC-Que Choisir publie son enquête de satisfaction réalisée auprès de 4 611 personnes entre le 27 novembre et le 4 décembre 2025. A cette occasion, les répondants se sont exprimés sur ce qu'ils pensent de leur complémentaire santé (seuls les 21 acteurs qui ont fait l'objet de plus de 50 évaluations ont été retenus pour l'étude). L'association en tire un ...
Lire plus

Une prévoyance généreuse mais confuse pour les cadres de la charcuterie industrielle

La convention collective nationale (CCN) de la charcuterie industrielle (IDCC 1586) couvre enfin ses salariés cadres avec un régime de prévoyance collective fait sur mesure. Jusqu'ici, seuls les salariés non-cadres qui représentent 70% des 36 400 salariés du secteur, bénéficiaient d'un régime collectif dédié au risque lourd. Mais avec l'accord signé le 3 novembre 2025, ...