La ministre Buzyn a laissé fuiter une information confidentielle sur son plan Pauvreté présenté jeudi: il devrait comporter la promesse d’une complémentaire santé à 30 euros par mois pour tous les revenus inférieurs à 980 euros. Pour les assureurs qui continuent à pratiquer la santé individuelle, l’étau se resserre autour d’une nationalisation de fait de leur secteur.
Les organismes complémentaires paieront longtemps la décision du Conseil Constitutionnel du 13 juin 2013 qui avait « installé » la complémentaire santé dans l’univers de la concurrence et du marché. Depuis cette date, les pouvoirs publics (et sur ce point le passage de Hollande à Macron n’a guère changé la donne) n’ont de cesse de durcir les réglementations pour encadrer le plus possible les tarifs et les conditions de la concurrence.
