Chez les notaires, l’Apgis a trouvé son équilibre

Comme s’en souviennent sans doute certains de nos lecteurs, le partenariat, dans le domaine des frais de santé, entre le notariat et l’Apgis, n’a pas toujours été évident.

En particulier, l’enjeu du financement du régime a pu, par le passé, nourrir un certain nombre d’échanges tendus entre la branche et l’institution de prévoyance. Pour rappel, en 2015, c’est en effet en pratiquant une politique tarifaire offensive que l’Apgis avait été préférée par une majorité de représentants patronaux et salariaux de la profession à la MCEN, la mutuelle historique des employés du notariat. Rapidement, en 2018, cette politique s’était d’ailleurs avérée trop offensive et avait contraint les parties prenantes à revoir les termes de l’accord conventionnel de frais de santé, afin de rééquilibrer ses comptes. S’ajoutant à des difficultés de fonctionnement du fonds HDS, cette nécessité de revoir le financement du régime avait déplu dans la branche et l’Apgis avait failli y laisser sa position d’assureur recommandé.

Si l’on en croit nos informations, la configuration s’est toutefois améliorée pour l’assureur partenaire du notariat. Lors de la réunion paritaire de la branche qui s’est tenue au mois de mai, l’Apgis a informé les partenaires sociaux que, du fait de l’accord de 2018, le régime était globalement à l’équilibre. La situation financière de l’année 2020 a même été décrite comme clémente, bien qu’elle ne doive pas être considérée – dans le notariat comme ailleurs – comme un exercice normal. A cette bonne nouvelle en matière comptable s’est ajoutée une autre, concernant le périmètre du régime. Au 31 décembre 2020, la mutualisation santé du notariat couvrait près de 24 500 salariés, soit un peu moins de la moitié des effectifs de la branche. Ceci signifie que d’année en année, le régime mutualisé gagne des adhérents – il regroupait environ 19 000 actifs en 2016.

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par Thibault Bazin

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #6 : focus sur l'avenant santé n° 9 de la CCN Syntec

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #9 : catégories objectives agréées (et autres sujets CCN)

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

You May Also Like
Lire plus

Le couperet des nouveaux transferts de charge à 1,5 Md€ tombe sur les Ocam

Les organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) attendaient avec inquiétude la publication des 4 décrets traduisant les nouveaux transferts de charges annoncés par Stéphanie Rist, ministre de la santé, en juin 2026. Les textes en question viennent de paraître au Journal officiel et doivent absolument être intégrés par la profession car ils s'appliqueront le 1er janvier 2027. Ces...
répartition industrie pharmaceutique
Lire plus

Médicaments : pourquoi la facture risque de s’alourdir pour les Ocam

La Drees met en lumière les mécanismes de l'envolée des dépenses de médicaments dans un dossier tout juste publié. La bonne dynamique, de plus en plus coûteuse pour tous les acteurs de la protection sociale est notamment portée par l'innovation thérapeutique. Les complémentaires santé prennent d'ailleurs en charge 10,9% des dépenses de médicaments selon les données de 2024. Or plusieurs facteurs annoncent un alourdissement de la note. ...
charcuterie de détail
Lire plus

La charcuterie de détail coupe dans le gras de sa santé collective

C'est seulement à la toute fin du mois de juin 2026 que les partenaires sociaux de la convention collective nationale (CCN) de la charcuterie de détail (IDCC 953) ont fait publier l'avenant n° 62 relatif aux frais de santé signé le 22 octobre 2025. Ils n'étaient pas vraiment pressés de diffuser le texte (transmis à la direction générale du travail, DGT, le 10 juin dernier), et on peut les comprendre. L'avenant allie...