L’analyse de l’équilibre des régimes protection sociale des salariés des assureurs est un exercice qui manque parfois d’intérêt, dans la mesure où lesdits assureurs n’ont guère de difficulté à définir correctement les paramètres d’équilibre de leurs régimes propres. De ce point de vue, l’analyse globale des ratio S/P des régimes internes d’Axa ne contrevient pas à cette règle. Le ratio S/P général est de 97 %. Dans le détail, il s’élève à 99 % pour le régime obligatoire des salariés, à 100 % pour leur régime facultatif et à 93 % pour les retraités.
Ceci étant dit, il n’est pas inintéressant de relever que ces grands agrégats peuvent cacher certains déséquilibres. En particulier, chez Axa, le ratio S/P du régime santé des salariés du courtage s’avère toujours aussi déséquilibré d’année en année. Après avoir été supérieur à 170 % en 2015 et 2016, il vient de grimper à 182 % en 2017. Pour les syndicats de salariés, ce mauvais résultat s’expliquerait avant tout par le fait que les rémunérations sur lesquelles sont assises les cotisations seraient trop faibles. La direction ne partage pas vraiment ce diagnostic. Quoi qu’il en soit, c’est bien la mutualisation des recettes et des dépenses qui permet d’éviter une redéfinition brutale des paramètres du régime. Dans le cas de l’activité de courtage, qui repose essentiellement sur la recherche d’optimisation des formes de mutualisation, ceci méritait d’être souligné.