Se retrouvant aujourd’hui afin d’évaluer l’équilibre et les perspectives comptables du régime AGIRC-ARRCO, les partenaires sociaux pourraient décider d’engager une négociation – qui, le cas échéant, aurait toutes les chances de s’avérer pénible.
Ce n’est un secret pour personne : la crise en cours a eu des effets négatifs importants sur les comptes de la retraite complémentaire. Le régime a clos l’exercice 2020 sur un déficit de près de 5 milliards d’euros, ayant dû puiser dans ses réserves afin de compenser ce résultat – elles sont passées de 65 à 61 milliards d’euros.
Dans l’état actuel des choses, le MEDEF se montre bien décidé à s’appuyer sur ces chiffres pour engager une révision des paramètres du régime. Excluant toute hausse des cotisations sociales, il se verrait bien proposer une solution reposant à la fois sur un allongement de la durée d’activité – par exemple par le durcissement du dispositif de décote en cas de départ avant 63 ans – et sur une dégradation du niveau des pensions services – par le gel des revalorisations.