Les salariés de droit privé d’Orange ainsi, d’ailleurs, que les fonctionnaires employés au sein de l’opérateur, sont couverts par des régimes frais de santé collectifs dont la Mutuelle Générale (MG) est l’assureur historique.
Au début de l’hiver, les représentants des salariés ont été informés que le régime de frais de santé des salariés contractuels ne se trouvait pas dans une dynamique comptable favorable. Après un exercice déficitaire en 2021, les premières tendances portant sur l’année 2022 indiquaient que les choses n’allaient guère mieux. Déplorant cette situation, l’assureur du régime aurait proposé soit de revoir les garanties à la baisse, soit d’augmenter sensiblement les cotisations – le chiffre de 10 % aurait été évoqué – soit de retenir une solution reposant sur ces deux options.
Pour les syndicats, il n’était pas question de dégrader les prestations servies par le régime. Ils souhaitaient toutefois, dans le même temps, obtenir un aménagement de la hausse inévitable de la cotisation, par le biais d’une réduction de cette hausse, de hausses de salaires ou d’une revalorisation du financement patronal de la cotisation – fixé à 60 % dans l’état actuel des choses. C’est, semble-t-il, surtout la première de ces pistes qui a été retenue : la hausse de la cotisation santé des contractuels a finalement été arrêtée à 6 %, avec application au 1er mai prochain. Nette, cette hausse est pourtant, après tout, comparable à celle du PMSS.