Le bien-être, horizon inexorable de la santé collective

L’expression « bien-être », souvent accolée à la qualité de vie au travail, à la prévention des risques psycho-sociaux ou aux politiques de ressources humaines diverses et variées, n’est pas forcément très signifiante, ni très significative. Mais elle a le mérite de désigner un corpus flexible de pratiques ou de disciplines qui sont assez clairement identifiées dans l’esprit du public. Tout laisse à penser que ce bien-être occupera une place grandissante dans la préoccupation des assureurs collectifs.

 

 

La semaine dernière, il était difficile d’échapper au débat et au début de polémique sur la reconnaissance prétendue du burn out comme maladie professionnelle par l’assemblée générale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Dans la pratique, cette reconnaissance n’a pas eu lieu, mais l’OMS a franchi un pas certain en affirmant que le burn out était « un phénomène » existant. On peut évidemment le déplorer. Mais l’ironie du sort voulait que cette information tombât en même temps que les résultats des élections européennes, qui ont marqué une forte poussée des listes favorables à une amélioration de la qualité de vie. 

Bien-être, mieux-être: la nouvelle valeur dominante

Dans les mêmes eaux, Jacinda Ardern, la Première Ministre néo-zélandaise, proposait un budget tourné vers le bien-être pour son pays. C’est dire si, partout dans le monde occidental et dans ses dépendances, la question est devenue centrale pour le débat public. Sur ce point, un cap collectif a été franchi: le bien-être est devenu une valeur dominante. 

Plus aucun gouvernement et, au-delà, plus aucun décideur ne peut s’en désintéresser. Il existe désormais une demande collective de bien-être, de mieux-être, de bonheur, qui passe par plus de bienveillance et plus d’importance accordée à des éléments jusqu’ici vécus comme secondaires dans l’organisation sociale. Là encore, regardons fleurir les projets de transformation du périphérique en espace vert pour mesurer la modification à l’oeuvre dans les esprits. 

Ce qui fut un progrès: l’intensification des transports urbains, est aujourd’hui vécu comme une tare, un handicap, un boulet à tirer qui empoisonne la vie. 

L’impact sur l’assurance collective

Inévitablement, la transformation des besoins et des désirs collectifs modifie le paysage de l’assurance collective elle-même. Les assureurs l’ont déjà bien compris, puisqu’ils proposent massivement des garanties dans le domaine du bien-être. Nous avons déjà eu l’occasion de souligner combien cette proposition était souvent vécue comme un gadget, et non comme un projet en soi. 

Or tout indique que ce bien-être est producteur de retour sur investissement. D’une part, il permet de limiter les affections dues à des conditions de travail trop pénibles (particulièrement pour tout ce qui concerne le stress de l’organisation). D’autre part, il permet de prévenir des affections plus ou moins lourdes en alertant le salarié sur sa qualité et son hygiène de vie. 

On aurait donc bien tort de sous-estimer l’impact de ces pratiques, qui ne sont pas seulement des conditions pour vendre, mais qui sont aussi un outil de maîtrise des dépenses. 

Le décalage entre conformité réglementaire et richesse des garanties

Sur ce point, la complexité de la généralisation de la complémentaire santé constitue probablement le bénéfice d’un combat d’arrière-garde mené par des organisations syndicales obsolètes. Les salariés sont moins attentifs au niveau de garanties prévus par leur branche, qu’à la possibilité de bénéficier de pratiques nouvelles plus adaptées à leurs désirs. 

Nous signalons donc, à cette occasion, le lancement de notre comparateur d’assurance collective en ligne (Cosmico.biz, sur l’adresse www.cosmico.biz), qui permet de faire le point sur toutes les offres existant sur le marché. Et qui permet de gagner un temps considérable sur les aspects techniques de la vente, pour mieux se concentrer sur les « à-côtés » comme l’offre en matière de bien-être. 

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