Une étude conduite par les chercheurs américains Damon Jones, David Molitor et Julian Reif s’intéresse à l’efficacité des programmes de bien-être au travail dans les entreprises. Sur des cohortes de plusieurs milliers de salariés, les résultats montrent une inutilité globale de ces actions qui reposent le plus souvent sur le volontariat.
Aux États-Unis, les programmes de bien-être en entreprise couvrent 50 millions de salariés. L’étude a porté sur un programme concernant 12.000 salariés, et reposant sur le volontariat. 56% des salariés ont participé au programme.
L’analyse de cette population a montré que, durant l’année précédant le recours au programme, les participants présentaient des particularités notables: des dépenses médicales plus faibles que les autres et des comportements plus vertueux d’un point de vue sanitaire. Les programmes de bien-être semblent donc attirer les salariés qui en ont le moins besoin.