En début d’année, nous avons fait état de la volonté des représentants patronaux du conseil de s’en tenir à une application stricte des ordonnances Travail, en décentralisant au niveau des entreprises tous les domaines de négociation qui pouvaient l’être. Les derniers développements paritaires dans la branche confirment la volonté des employeurs de délégitimer la branche comme lieu de négociation.
Un agenda bien vide
Depuis le début de l’année, les négociateurs de la branche se retrouvent tous les mois pour ne discuter que de bien peu de choses. Les représentants des salariés semblent avoir le plus grand mal à obtenir une feuille de route précise de la part des représentants patronaux. Etant donné les incertitudes juridiques entourant le forfait-jours et les problèmes judiciaires rencontrés par certaines grandes entreprises de la branche – comme par exemple, à tout hasard, Accenture… – recourant à ce dispositif, le Syntec et le Cinov n’ont de cesse de vouloir réécrire les parties de la CCN relatives au temps de travail. Les représentants des salariés étant évidemment méfiants, notamment du côté de la CGT et de FO, les réunions se suivent sans négociation tangible à l’ordre du jour. C’est essentiellement de cette manière que se sont déroulées les CPPNI du premier semestre 2018.