La boucherie est une branche d’activité artisanale de taille relativement modeste. Elle est pourtant marquée par un partenariat social dynamique et fructueux, qui bénéficie directement aux salariés. Leur couverture en matière de protection sociale complémentaire est théoriquemet correcte mais elle est actuellement remise en chantier par la fin des clauses de désignation.
Un partenariat social fécond
La boucherie fournit une bonne illustration à la règle selon laquelle l’artisanat tente de séduire la main d’oeuvre en compensant par la multiplication d’avantages sociaux conventionnels une image moins moderne et moins rassurante que celle dégagée par les grands groupes. La branche est clairement ancrée dans le monde des TPE : les quelque 41000 salariés du secteur, employés à plus de 80 % par des entreprises de moins de 20 salariés, sont pour 92 % d’entre eux des ouvriers ou des employés et gagnent en moyenne un peu moins de 1600 euros par mois. Les ouvriers et employés y sont mieux rémunérés que dans les branches cousines des industries de la viande mais les possibilités de carrières salariales y sont moins nombreuses.