Une fois n’est (vraiment) pas coutume, la CGT a signé un texte – l’accord-cadre « frais de santé » du 4 juin 2015, appel d’offres en cours – dans la branche des personnels intérimaires des agences de travail temporaire. En s’engageant ainsi pleinement dans les discussions paritaires, entend-elle signifier sa volonté de devenir un acteur de référence dans les relations sociales du secteur ?
Un syndicat tenant de la ligne dure
A la CGT, l’union syndicale de l’intérim, l’USI-CGT, ne fait pas partie des fédérations réformistes. Logo couleur de feu, journal intitulé « La Mèche » et même, étoile rouge illustrant l’onglet de la page internet, l’USI ne cache nullement ses intentions. Elle est là pour l’action et non pas pour les longues séances de discussions feutrées et à l’issue incertaine. Il suffit d’ailleurs de se pencher sur les accords nationaux qui concernent les personnels intérimaires du travail temporaire pour constater qu’il est très rare que la CGT y appose sa signature. En dix ans, l’USI n’a signé qu’un seul accord dans son ensemble, en 2006, à propos de la contribution des employeurs au financement de la formation professionnelle. La CGT de l’intérim est un partenaire social turbulent.