Le Medef déçu par le PLF 2019

Cette publication provient du site de l’organisation d’employeurs Medef.

Le projet de loi de finances 2019 présenté par le gouvernement manque de stabilité et de visibilité pour les entreprises. 

Ce projet ne s’inscrit pas dans une démarche pluriannuelle permettant d’apporter une véritable visibilité du cadre dans lequel agissent les chefs d’entreprise. Les arbitrages de dernière minute ne participent pas à l’instauration d’un contexte fiscal stable et clair, gage de confiance et de compétitivité. Ainsi, seule la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) est une mesure structurelle qui s’inscrit dans une perspective de long terme qui devrait être la norme en matière de fiscalité. Le bilan chiffré du PLF vu des entreprises se traduit très différemment suivant que l’on raisonne en trésorerie ou en comptabilité. Certes, la transformation du CICE en baisse de charges aura indiscutablement un effet positif sur la trésorerie des entreprises. De ce point de vue, et malgré le report au 1eroctobre d’une partie de la transformation en baisse des charges, l’année sera positive en particulier pour les TPE pour qui latrésorerie est souvent essentielle.Mais d’un point de vue comptable, ces crédits ont été enregistrés dans les comptes 2018 des entreprises. Par ailleurs, un certain nombre de hausses de fiscalité, celles-là pérennes sur plusieurs années, ont été arbitrées, en particulier : – hausse de la contribution carbone ;- fin de l’avantage fiscal sur le gazole « rouge » ;- fiscalité des brevets. Cette dernière disposition nous paraît particulièrement dangereuse au moment où nous entrons de plain-pied dans l’économie de la connaissance dont les brevets sont un élément déterminant. Au-delà de ces signaux contradictoires, le Medef regrette le manque d’ambition en matière de baisse des dépenses publiques, seule à même de permettre une véritable baisse des prélèvements obligatoires. Le Medef souligne à cet égard l’urgence de baisser les impôts de production qui sont la cause de la disparition de pans entiers de notre économie. Pour Patrick Martin, président-délégué du Medef : « Le budget 2019 du gouvernement ne donne pas un cadre lisible et stable dont nos entreprises ont pourtant besoin. La baisse des dépenses publiques se fait toujours attendre alors que nos entreprises restent les plus lourdement taxées notamment par rapport à leurs concurrents européens. Des zones d’ombres persistent sur l’indispensable baisse des impôts de production et le financement de la suppression de la taxe d’habitation. » 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

You May Also Like

Un accor sur les salaires dans la CCN des producteurs salariés des sociétés d’assurances

Un accord relatif aux salaires a été conclu dans la convention collective de travail des producteurs salariés de base des services extérieurs de production des sociétés d’assurances (IDCC 653). Il s’agit du protocole d’accord du 10 juin 2026 qui a été signé par l’organisation d’employeurs Fédération Française de l’Assurance FFA ; ainsi que par les...

Un accord sur l’intéressement dans la CCN des organismes de sécurité sociale

Un protocole d'accord paru au BOCC parle du dispositif d'intéressement dans la convention collective nationale des organismes de sécurité sociale (SS IDCC 218). Il a été signé le 16 juin 2026 par les organisations syndicales de salariés CFDT et CFTC. Le texte a pour objet de reconduire, au bénéfice de l'ensemble des salariés, un disposiyif d'intéressement attribuant un...

Les plafonds des franchises et participations forfaitaires augmenteront bien de 40% le 1er octobre 2026

C'était annoncé depuis plusieurs semaines par le gouvernement, c'est désormais officiel : les plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires vont augmenter. Le décret qui acte cette trajectoire est paru au Journal officiel. Comme prévu, cette hausse n'est "que" de 40% (contre le doublement initialement souhaité par le gouvernement). Ainsi, le nombre maximum de participations forfaitaires qui payables par les assurés passera de 25 à 35 par an dès...