La branche des centres de médecine du travail compte environ 15000 salariés. Le partenariat social s’y trouve être quelque peu revêche et la discussion relative à la mise en place d’une complémentaire santé de branche en pâtit actuellement. L’organisation d’employeurs du secteur, le CISME, entendait conditionner la poursuite des négociations frais de santé à une révision de la convention collective. Mettant de côté leurs différends, les organisations de salariés CFDT, CFE-CGC, SNPST, CGT et FO – représentant la quasi-totalité des salariés de la branche – ont vivement dénoncé cette manière de procéder, refusant l’ultimatum patronal et appelant à la constitution d’une commission mixte paritaire en vue de la poursuite des négociations frais de santé.
L’ambiance dans la branche est donc des plus sereines et il ne faut pas écarter la possibilité d’un échec de la négociation ou, du moins, d’une négociation au rabais et menée dans l’urgence.