Les salariés des études de notaires ne sont pas les plus à plaindre dans notre pays : leurs salaires sont corrects et ils bénéficient d’un régime social spécial. La remise en cause des rentes de monopoles dont jouissent les études notariales, ainsi que les tensions entre les syndicats de salariés, conduisent toutefois à un effritement de ce modèle social.
Un segment de moins en moins privilégié du marché du travail
Jusqu’à présent, les 50000 salariés des études de notaires ne semblaient pas concernés par les difficultés que connaissent les salariés d’autres secteurs de l’économie. Les niveaux de salaire qui y sont pratiqués sont confortables, tournant autour de 2400 euros nets par mois. Les employés peuvent en outre compter sur un régime social à part (retraite, maladie, invalidité, maternité), structurellement de plus en plus adossé au régime général mais qui conserve ses particularités et demeure géré par une institution spécifique, la CRPCEN. Enfin, pour les prestations supplémentaires en matière de santé, les salariés et retraités des études notariales s’appuient sur une mutuelle sectorielle, la MCEN.