Quand une branche qui emploie quelque 1,6 million de salariés parle de complémentaire santé et de prévoyance, c’est peu dire qu’elle attire l’attention. En cette rentrée de septembre, BI&T vous propose de faire le point sur l’actualité de la labellisation « frais de santé » dans la métallurgie et sur les enjeux des discussions en matière de prévoyance.
Une labellisation qui n’avait pas fait l’unanimité
Afin de comprendre l’état d’avancement du dossier de la complémentaire santé dans la métallurgie, il faut revenir brièvement aux conditions dans lesquelles y a eu lieu la discussion « frais de santé ». Contrairement à la plupart des autres grandes branches d’activité, la métallurgie n’a pas signé d’accord dans ce domaine. Les partenaires sociaux s’étaient pourtant engagés dans des discussions dès 2013 mais l’UIMM y a définitivement mis fin à l’automne 2014. L’environnement juridique des négociations n’était pas assez stable, avaient en effet considéré les responsables de l’Avenue de Wagram. Un responsable d’un syndicat bien ancré dans le secteur y voit également le résultat d’une volonté de ne pas déplaire aux employeurs, en leur laissant les coudées franches.