La branche du lien social et familial regroupe des activités liées à l’accueil des jeunes enfants, aux centres sociaux et socioculturels et aux associations de développement local (un peu moins de 60000 salariés). A la fin de l’année 2014, une consultation auprès des employeurs avait eu lieu à propos de l’opportunité d’ouvrir une négociation en matière de complémentaire santé. Moins du tiers des salariés de la branche étant déjà couvert par une mutuelle de groupe, les partenaires sociaux ont jugé bon de s’engager des discussions dans ce domaine.
Du côté du Snaecso, le syndicat patronal du secteur, on se félicite du fait qu’un accord devrait finalement signé avant la mi-juillet, avec à la clé la recommandation de plusieurs organismes d’assurance. Mutex, déjà désigné en matière de prévoyance, devrait être de la partie. Le contrat retenu proposera des garanties supérieures au panier ANI, et son coût mensuel tournera autour de quarante euros. Mais les choses ne semblent pourtant pas si simples…
La CFDT, première organisation salariale de la branche, estime que le compte n’y est pas et que la négociation doit être rouverte. En cause ? La volonté du Snaecso de modifier au plus vite la CCN dans le domaine des arrêts maladie, alors même que les propositions des assureurs ne sont pas connues concernant les garanties qui devraient prendre le relais dans le régime frais de santé. La CFDT avait d’ailleurs proposé aux partenaires sociaux un autre projet d’accord dans ce domaine, qui était resté sans réponse.