Début 2016, au moment de l’application de l’accord santé du notariat, nous avions fait état du niveau d’adhésion à l’Apgis, l’opérateur recommandé dans la branche. Il faisait alors jeu égal avec la MCEN, la mutuelle historique de la profession, chaque assureur ayant récolté environ 19 000 adhésions d’actifs.
Deux ans après ce premier bilan, force est de constater que le rapport de force n’a que peu évolué dans la branche. Au 31 décembre 2017, l’Apgis annonce un peu plus de 22 000 actifs adhérents – et seulement 600 retraités.
Il convient de relever que cette progression limitée a eu lieu dans le cadre d’un régime déficitaire, et déficitaire notamment parce que sous-financé. Le ratio S/P du régime dépasse ainsi de peu 120 % sur 2017. Il est dès lors tentant d’imaginer que les ajustements de cotisations – qui ont déjà commencé et ont toutes les chances de se poursuivre – devraient contribuer à une stagnation, voire une régression, de la mutualisation Apgis.