A plusieurs reprises, BI&T s’est fait l’écho de l’affaire des retraites non cotisées dans certaines CCI. Alors que les cadres de celle de Grenoble ont présenté à leur employeur une addition salée, la contestation fait tache d’huile. En outre, la CFE-CGC entend prochainement ouvrir un nouveau front, relatif aux retraites des salariés à temps partiel.
Le cadre se rebiffe
Pour rappel, à Grenoble et contrairement aux accords conventionnels en vigueur, les retraites surcomplémentaires des cadres n’ont jamais été financées par la CCI. Après avoir découvert le pot aux roses, la CGC a initié un mouvement de protestation contre ce défaut de financement et a contraint l’employeur à revoir sa politique. La CCI de Grenoble s’est arrangée avec Humanis, afin de régler les cotisations correspondant à la période 2011-2014. D’après la CFE-CGC, « à la mi mai, la CCI Grenoble n’avait pas encore payé Humanis. » Rappelons que l’affaire traine depuis la fin de l’année 2015. Plus encore, toujours d’après la CGC, dans le cadre de cette régularisation, l’employeur a minoré de nombreuses déclarations de salaires. Qui ne tente rien n’a rien !