Le notariat est une branche d’activité relativement riche et marquée par l’existence d’un dialogue social suivi. Ceci bénéficie aux salariés du secteur, qui disposent d’un statut avantageux. Toutefois, la remise en cause actuelle, par les pouvoirs publics, des conditions d’exercice de l’activité notariale vient troubler cet équilibre social.
Un bilan économique et social toujours correct…
La branche du notariat regroupe environ 4500 offices notariaux et un peu moins de 48000 salariés. Investie d’une délégation de la puissance publique, la profession échappe en contrepartie aux règles de concurrence qui s’appliquent dans la plupart des autres secteurs d’activité. Bien que la masse salariale des offices ne représente qu’environ un quart des quelque 6,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires qu’ils réalisent, rapporté à chaque salarié, cela se traduit par un salaire annuel moyen de près de 35000 euros – soit un chiffre bien supérieur à celui observé dans d’autres branches. En outre, les licenciements sont rares dans le notariat : environ 300 en 2014, dont seulement 120 pour motif économique. Le notariat est une branche relativement prospère.