Dans le domaine de la protection sociale, les quelque 71 000 salariés des entreprises de services à la personne ne peuvent guère, jusqu’à présent, compter sur les dispositifs institués au niveau de la branche. En effet, elle n’a pas négocié de régime frais de santé et son régime prévoyance, « mis en place » au printemps 2013 et assorti d’une désignation de l’Ircem et de Klesia, n’a jamais été étendu, s’appliquant fort difficilement – Klesia ne mentionne d’ailleurs même pas ce régime sur sa page internet consacrée aux régimes de branches dont il est un partenaire.
Alors que le régime prévoyance doit théoriquement être renégocié en 2019, les représentants des salariés tentent actuellement, et depuis plusieurs mois, d’obtenir la tenue de négociations relatives à la fois à la prévoyance et à la complémentaire santé. Hélas pour eux, les employeurs – Fedesap, Fesp, Synerpa et Ffec – ne l’entendent pas vraiment de cette oreille. Ils mettent notamment en avant le fait que les salariés ont souvent plusieurs employeurs, ce qui, d’après eux, rendrait très difficile la mise sur pied de régimes mutualisés de protection sociale. Les représentants salariaux insistent, certes, sur le fait que seul un tiers des salariés a plusieurs employeurs et sur le fait que des solutions existent pour ces cas-là, mais rien n’y fait : les discussions demeurent bloquées.