L’industrie charcutière emploie environ 35000 salariés et peut être considérée comme une petite branche. Elle a toutefois longtemps bénéficié d’un partenariat social dynamique, qui a permis aux salariés de disposer d’avantages sociaux. Ce partenariat social traverse actuellement une période plus difficile et la protection sociale complémentaire de branche pourrait en pâtir.
Un partenariat social en cours de dégradation ?
Dans un contexte économique général très difficile pour les industries de la viande – comme en témoigne notamment la multiplication des fermetures d’abattoirs – l’industrie charcutière limite les dégâts. Les statistiques indiquent en effet une stagnation de la production depuis cinq ans, réalisée grâce à une main d’oeuvre dont les effectifs ne déclinent que légèrement d’année en année. Les grosses PME et les ETI sont bien implantées dans ce secteur : 67 % des salariés travaillent dans des entreprises de plus de 100 salariés. L’industrie charcutière emploie une main d’oeuvre principalement composée d’ouvriers (70 %) et d’employés (10 %) et le salaire mensuel moyen y est par conséquent relativement faible, inférieur à 1900 euros.