La CFTC dénonce la rigidité du contrat d’apprentissage

Cette publication est issue du site du syndicat de salariés CFTC.

Dans le cadre de ses groupes de travail, la concertation sur l’apprentissage, après la question du parcours de l’apprenti, a examiné le caractère dissuasif de son cadre légal. Maxime Dumont, représentant la CFTC au tour de table, liste pour nous 4 freins au plein essor de l’apprentissage. 

Le premier est la rigidité du contrat de travail de l’apprenti, qui « ne peut être rompu que par démission ou conseil des prud’hommes », explique Maxime Dumont. 

Deuxième frein évoqué : la réglementation en matière de sécurité, « qui interdit à un charpentier de faire monter son apprenti sur une échelle ». 

Le troisième frein étudié est l’articulation entre l’école et l’entreprise. Maxime Dumont cite l’exemple des boulangers et pâtissiers qui travaillent beaucoup juste avant et pendant la semaine de Noël. Or, « la semaine avant Noël, l’apprenti est à l’école ; et la semaine de Noël, il est en vacances », déplore-t-il. Pour la CFTC, c’est à l’école de s’adapter à l’agenda de l’entreprise et non l’inverse. 

Quatrième frein passé à la loupe : l’accueil de l’apprenti. « On peut être un très bon professionnel et un mauvais pédagogue », estime Maxime Dumont. C’est pourquoi la CFTC propose de dispenser une formation aux maîtres d’apprentissage et aux tuteurs, avec une certification à la clé, soumise à une remise à niveau tous les trois à cinq ans. 

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