Du fait de la non extension de leur régime santé et de la dénonciation par l’AG2R de leur contrat prévoyance, les 150000 salariés de la prévention-sécurité ne disposent pas d’une protection sociale unifiée. Si certains représentants des salariés n’entendent pas se résoudre à cette situation, l’évolution des rapports de force syndicaux ne plaident pas en leur faveur.
Refus patronaux
En début d’année, bien décidée à ce que la branche se dote de deux régimes santé et prévoyance pleinement légitimes, la CFDT a demandé à ce que soit inscrit au calendrier paritaire de l’année le lancement de deux appels d’offres dans ces domaines. Rappelons que, depuis 2013, la CFDT est la première organisation syndicale de la branche (21,83 %), devançant de peu FO (21,69 %) et la CGT (21,33 %). La CFTC (18,05 %), l’Unsa (14,73 %) et la CFE-CGC (2,37 %) sont également représentées. La CFDT précise que si sa demande a été appuyée par les autres organisations syndicales, ce soutien n’a pas donné lieu à une véritable mobilisation de l’ensemble des représentants des salariés destinée à faire plier les négociateurs patronaux.