A première vue, en matière de protection sociale complémentaire, les salariés des chambres de commerce et d’industrie sont plutôt bien lotis : mutuelle santé, régime prévoyance lourde et même, pour les cadres, une surcomplémentaire retraite. A y regarder de plus près, les choses sont pourtant bien moins réjouissantes qu’elles n’y paraissent.
Une mutuelle maison à bout de souffle
La représentante de la CFE-CGC des CCI n’en décolère pas : « L’augmentation des tarifs de la mutuelle appliquée aux retraités au 1er janvier 2016 est colossale et scandaleuse ! » Force est de reconnaître qu’avec une cotisation mensuelle, pour un couple, qui est passée d’environ 160 euros en 2015 à 220 euros en 2016, de nombreux retraités ont dû vivre brutalement le saut dans la nouvelle année. « Cette augmentation ne respecte pas la loi Evin, qui dispose que la cotisation des retraités ne doit pas excéder de 50 % celle des actifs », dénonce la CGC, qui poursuit : « Mais tout le monde semble s’en moquer, y compris le préfet et les pouvoirs publics ». Surtout, la raison de cette augmentation est révélatrice de certaines dérives des appels d’offres frais de santé.