3,6 millions de passages inutiles en urgences hospitalières

Un rapport du Sénat alerte sur le problème des urgences hospitalières. La saturation des services urgentistes constitue la base du problème. Un constat établi depuis plusieurs années, mais qui ne trouve pas de solutions. 

 

Le service d’accueil des urgences en question

Le constat est sans appel, et la Fédération française hospitalière avait déjà lancé l’alerte, dénonçant une saturation des services et des manques de moyens. Chaque année, 10 millions de personnes se rendent aux urgences, soit près d’une personne sur six. Le défi des équipes soignantes est de conserver une prise en charge optimale, mais les services sont débordés. L’avenir de ce service est en péril, et l’annonce de la suppression de postes de nuit dans certains établissements n’a pas de sens. Dernière en date à Paimpol, où les manifestants ont eu raison de l’Agence régionale de la santé. La question du bon aiguillage des patients revient aussi sur le tapis. La Cour des comptes avait estimé à 3,6 millions le nombre de passages inutiles, dont la réorientation permettrait une économie sociale considérable. 

Des propositions concrètes d’amélioration

Le Sénat établit deux axes d’améliorations pour les services d’urgences hospitaliers. Améliorer le fonctionnement du côté des équipes et des patients, par une meilleure prise en compte des conditions de travail des équipes, et une tarification remaniée pour se centrer sur les cas les plus graves. L’autre proposition consiste à une meilleure coordination entre l’urgence hospitalière et la prise en charge des soins non programmés la veille, par une tarification incitant les médecins libéraux à s’occuper les urgences légères. 

L’évolution des demandes remodèle la mission des urgences. Un dysfonctionnement du système de santé qui a des conséquences sur les conditions de travail des soignants, mais aussi sur l’accueil des patients dont le délai d’attente ne cesse de croitre. 

 

Urgences hospitalières from Société Tripalio

 

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