De négociations bâclées en années sans accord paritaire, l’activité conventionnelle du verre mécanique ne brille pas par son dynamisme. La tentative actuelle des organisations d’employeurs de revoir à la baisse les moyens alloués au paritarisme ne devrait pas améliorer la situation. Aux yeux de certains, la question de l’avenir de la branche est même clairement posée.
Un dialogue social bien peu fructueux
A lui seul, un chiffre résume bien le manque d’entrain paritaire du verre mécanique : depuis 2010, seuls cinq accords ont été signés dans la branche. Deux accords ont concerné les salaires et les trois autres accords étaient relatifs aux frais des délégations syndicales, à la désignation d’une OPCA et à la création des CQP. Dans le cadre plus général du secteur verrier, des négociations aboutissent certes dans le domaine de la formation professionnelle. A l’inverse, aucune discussion féconde n’a récemment eu lieu sur des sujets comme la protection sociale, l’emploi ou encore les conditions de travail.