Comme nous l’avons évoqué à plusieurs reprises l’an passé, les relations sociales ne sont pas toujours au beau fixe dans les missions locales. Si le partenariat social de la branche semble avoir repris quelques couleurs durant le dernier trimestre 2016, un sujet pourrait venir le perturber en ce début d’année 2017 : le passage des nouveaux salariés de l’Ircantec à l’AGIRC-ARRCO.
Un système simple rendu complexe
Jusqu’à présent, l’organisation de la retraite complémentaire des salariés des missions locales était simple : bien que salariés de droit privé, ils étaient tous affiliés à l’Ircantec. Les salariés et leurs représentants ne se plaignaient pas de cette situation, qui convenait également aux employeurs. La retraite n’était pas un enjeu paritaire dans la branche. Oui mais voilà : ce système a été remis en cause par la loi du 20 janvier 2014, « garantissant l’avenir et la justice du système de retraites ». Entre autres dispositions, cette loi contraint le réseau des missions locales à rejoindre l’AGIRC et l’ARRCO. Se fondant sur le fait que les contrats de travail des salariés relèvent en effet du droit privé, le législateur a estimé qu’il était nécessaire de remettre le dispositif actuel à plat.