La miroiterie est une branche d’activité de taille modeste (environ 9000 salariés) qui, en matière de dialogue social, ne se distingue traditionnellement pas par son dynamisme. Pourtant, les partenaires sociaux du secteur viennent, coup sur coup, de signer deux accords relatifs aux salaires et à la prévoyance. Un renouveau conventionnel dont il convient de relativiser l’ampleur.
Un accord « salaires » sur le fil
Après deux années sans accord salarial, la miroiterie s’est accordée, à la fin du mois de mars, sur une revalorisation de 0,6 % de l’ensemble de la grille. A l’origine, ce compromis était loin d’être acquis. Du côté des représentants des salariés, on revendiquait au minimum une hausse générale de 1 %. Les représentants des employeurs, pour leur part, ne voulaient pas entendre parler d’un chiffre supérieur à… 0,3 %. Lors de la première séance de négociation, les uns et les autres n’ont pu que constater leurs profonds désaccords.