Longtemps marquée par un dialogue social difficile, la branche des organismes de formation connaît actuellement une phase de nette amélioration des relations entre les partenaires sociaux. Toutefois, les bonnes volontés des uns et des autres sont insuffisantes pour traiter tous les sujets de discussion qui s’accumulent sur la table des négociations.
Reformation d’un partenariat social de branche
Martine Gourdin, responsable du syndicat CFTC de la branche, le SNEPL-CFTC, décrit pour BI&T le paysage syndical dans les organismes de formation. Les organisations réformistes sont majoritaires, puisque la CFDT récolte environ un tiers des voix, la CFTC aux alentours de 12 % et la CFE-CGC 10 %. Les syndicats plus orientés vers la contestation, CGT (un peu moins de 30 %) et FO (15 %), sont minoritaires mais toutefois jamais bien loin. Le rapport de force est toujours possible mais la discussion est favorisée. Un certain équilibre existe ainsi entre ces deux tendances syndicales et Mme Gourdin parle de relations « très saines et cordiales » entre les cinq organisations – même si, comme partout ailleurs, les uns et les autres s’en tiennent parfois à leurs « dogmes ».