Dans la branche des institutions de retraite complémentaire et de prévoyance, en ce début d’année 2018, les relations sociales s’avèrent très tendues. En cause ? Les négociations sur les minima salariaux, dans un contexte de refonte partielle de la CCN. Le climat est tel qu’une majorité d’organisations salariales en vient à défendre la méthode forte.
Les RMMG, sujet de discorde
Réunis à la fin du mois de janvier dernier afin de définir la « politique salariale » de la branche pour l’année 2018, les représentants patronaux et salariaux ont eu bien du mal à nouer un vrai dialogue. Si l’on en croit plusieurs syndicalistes salariés, la délégation patronale n’a pas demandé aux représentants des salariés quelles étaient leurs revendications. A la place, la délégation employeurs a affirmé son intention d’augmenter de 1,24 % les RMMG 1A, 1B et 2A, afin de les porter au niveau du SMIC, et de limiter la revalorisation des autres minima à 0,5 %. Les délégués patronaux auraient justifié ces propositions relativement peu ambitieuses en rappelant que, dans la branche, la définition des salaires réels dépend en grande partie de l’évolution de la grille des minima salariaux.