Après notre portrait de Stéphane Fustec, le responsable CGT des HCR, nous proposons à nos lecteurs un passage en revue des troupes du patronat des hôtels-cafés-restaurants. L’UMIH semble en mesure de remporter le duel d’influence qui l’oppose de longue date au Synhorcat. L’avenir du dossier protection sociale complémentaire de la branche se joue aussi ici.
Le patronat des HCR de plus en plus synonyme d’UMIH
La France compte environ 100000 restaurants, 50000 établissements de restauration rapide, 2000 cafétérias, 50000 débits de boisson 18000 hôtels. La plupart de ces établissements adhère à la convention collective des HCR, qui s’applique à un peu moins de 105000 entreprises et près de 600000 salariés – rappelons qu’une même entreprise peut rassembler plusieurs établissements. Près de la moitié des entreprises de la branche emploie de 0 à 9 salariés, alors que seulement 18 % en emploient plus de 50, dont 7 % qui en emploient plus de 500. Les HCR regroupent donc principalement des TPE et des PME. Neuf salariés sur dix y sont des ouvriers ou des employés et le salaire net moyen qui s’applique dans le secteur est d’environ 1600 euros.