Salaires, carence maladie, droit syndical, retraite supplémentaire, classifications : les discussions vont bon train dans la branche des missions locales. Pourtant, à y regarder de plus près, les partenaires sociaux ont bien des difficultés à se mettre d’accord sur tous ces sujets. L’accord salaire suffira-t-il à relancer la machine ?
Un accord salaires au forceps
Dans la mesure où aucune revalorisation des minima conventionnels n’avait eu lieu depuis 2013, les syndicats entendaient bien évoquer ce sujet cette année. Réunis en une intersyndicale qui s’est opportunément intitulée « RLB », pour « Ras-le-Bol », ils revendiquaient une augmentation substantielle des salaires, de plus de 6 % : passage du point de 4,5 à 1,8 euros. Cette demande était partagée jusque dans les rangs des syndicats modérés : la CFDT, premier syndicat de la branche, et la CFTC. Pour la chambre patronale, l’UNML, présidée par le député socialiste Jean-Patrick Gille, cette revendication était inacceptable. Représentant un surcoût de 25 millions d’euros pour les missions locales, elle les aurait conduit à devoir licencier massivement.