La branche du rouissage et teillage du lin est une petite branche, qui regroupe moins de 600 salariés. Le dialogue social y est pourtant dynamique et les salariés jouissent d’un certain nombre d’acquis sociaux. La transformation du lin fournit un bon exemple de ce que la diminution du nombre des branches ne saurait être un objectif en soi.
Un petit monde qui sait s’entendre
Le rouissage teillage du lin est un secteur à mi-chemin entre l’agriculture et l’industrie. L’organisation patronale représentative des employeurs, l’union syndicale des rouisseurs-teilleurs de lin de France, l’USRTL, est plus habituée à travailler avec la FNSEA qu’avec la CGPME ou le MEDEF. Elle n’adhère d’ailleurs pas à ces confédérations. Eric Renier, le secrétaire général de l’USRTL, précise : « Nous sommes plutôt indépendants du patronat en général ». Ceci serait-il un gage de qualité du dialogue social ?