Il y a quelques mois, BI&T vous avait presenté l’état des relations sociales dans l’expertise automobile, en insistant sur l’état d’esprit corporatiste partagé par les représentants des employeurs et ceux des salariés. La protection sociale complémentaire, en plein chantier, fournit un bon terrain d’observation de ce corporatisme en actes.
Entre experts de l’automobile, on sait s’entendre
L’expertise automobile forme une petite branche d’activité, qui emploie à peine plus de 5000 salariés, répartis dans un peu moins de 550 entreprises. Personne ne sera donc étonné de lire que près de 80 % des salariés travaillent dans des entreprises de moins de 19 salariés. Si une importante proportion d’entre eux relève des professions intermédiaires (27 %) et de l’encadrement (13 %), les employés (54 %) et ouvriers (6 %) sont majoritaires. Les niveaux de salaire mensuels pratiqués dans la branche sont en moyenne proches des 2000 euros, et évoluent entre 2500 et 3500 euros pour les professions intermédiaires et l’encadrement. Jusque-là, l’expertise automobile ne se distingue pas vraiment de bien d’autres petites branches d’activité.