Dans la branche de l’aide, de l’accompagnement, des soins et des services à domicile (BMAD, environ 230000 salariés), le dynamisme du dialogue social n’empêche pas les partenaires sociaux de faire face à des difficultés parfois difficiles à surmonter. Les négociations salaires et protection sociale en sont les derniers exemples en date.
Les salaires torpillés par l’Etat
Pour définir le dialogue social dans la BMAD, la CFDT mise sur le mode ironique : « Nous parlons des sous que nous n’avons pas ! ». Elle explique en effet que les conseils généraux, qui sont les financeurs des associations employeuses de la branche, ne sont pas présents autour de la table des négociations. Lorsqu’il est question de dépenses, et en premier lieu de salaires, les partenaires sociaux négocient donc sans savoir si leur décision sera suivie d’effet. La conférence salariale annuelle qui se tient à la direction générale de l’offre de soins (DGOS) leur permet, certes, d’avoir une idée des marges de manoeuvre dont ils disposent. Il est toutefois fréquent que les chiffres annoncés par la DGOS ne soient finalement pas respectés par les pouvoirs publics.