Engagés depuis près de deux ans dans une refonte totale du dispositif conventionnel de la métallurgie, les partenaires sociaux nationaux chargés de ce vaste secteur économique semblent être en bonne voie pour réussir à s’accorder sur l’essentiel des enjeux. Ils l’ont, en tout cas, globalement fait pour ce qui concerne les classifications et l’objectif général de la négociation.
Des discussions qui avancent
Pendant plusieurs mois, comme nous l’avons déjà expliqué dans nos colonnes, les négociateurs de la métallurgie ont discuté du sujet, essentiel, des classifications. Si ce chantier a donné lieu à des échanges parfois difficiles entre l’UIMM et les syndicats de salariés, les différends paritaires se sont aplanis. C’est du moins ce qu’assure le secrétaire général de la CFDT métallurgie. « Les échanges ont permis de s’orienter vers une grille qui reflète avant tout les emplois réellement occupés, afin de pouvoir y classer facilement les salariés », se félicite-t-il en effet. Si les caractéristiques objectives des travailleurs : diplômes et anciennenté notamment, ne sont pas oubliées, les tâches effectuées au quotidien sont au coeur de la définition des classifications. Un tel projet de grille pourrait fédérer autour de lui.