Alors que les discussions se multiplient dans de nombreux secteurs d’activité quant aux rapprochements futurs entre les branches qui les composent, la situation et l’avenir de l’industrie textile (un peu moins de 90000 salariés au total) demeurent difficiles à cerner. Ils se caractérisent actuellement par une tentative des petites conventions collectives de faire fi des mauvaises perspectives.
Le renouveau soudain des textiles artificiels
Jusqu’à présent, les textiles artificiels et synthétiques ne se distinguaient pas particulièrement par le dynamisme de leur dialogue social. Ainsi, la commission paritaire nationale de négociation de cette branche n’était réunie qu’occasionnellement, afin de discuter des minima salariaux. Comme, par ailleurs, les entreprises appliquant cette CCN n’emploient, dans l’ensemble, qu’un peu plus de 2000 salariés, les partenaires sociaux chargés de sa négociation se sont rendus compte, il y a peu, qu’elle risquait fort de disparaître et d’être absorbée, sans doute, par celle du textile naturel.