Les sociétés d’autoroutes emploient moins de 15000 salariés, formant une petite branche d’activité. Bien qu’elles ne puissent pas être considérées comme participant des services à haute valeur ajoutée, elles comptent parmi les secteurs les plus riches du pays. La branche n’est toutefois pas le niveau privilégié des négociations en matière de protection sociale complémentaire.
Un secteur qui s’en sort (très) bien
Les dix-neuf sociétés d’autoroutes françaises gèrent un peu moins de 10000 kilomètres de réseau routier. Sept sociétés, dont les françaises Vinci et Eiffage et l’espagnole Abertis, se partagent 90 % des neuf milliards d’euros de chiffre d’affaires du secteur. Les profits réalisés en 2013 par les entreprises ont représenté environ deux milliards d’euros, soit un taux de rentabilité supérieur à 20 %. Dans un contexte économique national marqué par la morosité, cette profitabilité en viendrait presque à sembler indécents. Les salariés de la branche tirent quelque bénéfice de cette manne. Ils bénéficient en moyenne d’un salaire mensuel de 2500 euros. Les 60 % d’ouvriers et d’employés, pour leur part, sont rémunérés autour de 2000 euros par mois.